3Entre art et design

Décrivant les différents aspects de ses activités de designer, Pierre Charpin explique la différence entre créer des objets pour le monde de l’art, diffusés en galerie, et élaborer des objets fabriqués à échelle industrielle, comme une carafe il y a quelques années. Dans le premier cas, les possibilités d’expérimenter sont plus grandes car cela se joue entre le galeriste, le designer et celui qui fabrique dans « un dialogue très rapproché ». Dans un contexte industriel, c’est plus compliqué, explique-t-il, car les interlocuteurs sont plus nombreux, notamment le bureau d’étude qui développe le projet et le fait que le marketing entre en ligne de compte. De manière générale, son implication est grande dans le processus de fabrication car il aime voir comment les formes qu’il a créées se réalisent… Il aborde ensuite un autre pan de ses activités : la scénographie. Il cite deux expériences marquantes : « Mobiboom » (Les Arts décoratifs, Paris) et la troisième édition du Triennale Design Museum de Milan. 

Pierre Charpin

Designer, plasticien et scénographe né en 1962, Pierre Charpin est diplômé en art visuel en 1984. Depuis 1990, il se consacre au design de mobilier et d’objet tout en poursuivant sa pratique artistique. Il collabore avec des éditeurs de renommée internationale : Alessi, Arita 16/16, Cristallerie Saint-Louis, Danese, Hay, Hermès, Ligne Roset, Manufacture nationale de Sèvres, Träffa Träffa, Tectona, Venini, The Wrong Shop ou Zanotta. Depuis 2005, la Galerie kreo (Paris) édite ses pièces en série limitée et lui a consacré plusieurs expositions personnelles. Pierre Charpin a également exposé au MUDAC (Lausanne, 2009), au Grand-Hornu Images (Mons, 2011), à la galerie Elac (Lausanne, 2014), à Design Parade 10, Villa Noailles (Hyères, 2015), à l’Hôtel des arts de Toulon/Villa Noailles (2023) ou encore au Crédac avec Nathalie Du Pasquier (Ivry-sur-Seine, 2026). Ses créations ont fait l’objet de plusieurs publications, dont Pierre Charpin avec le dessin (B42 éditions, 2022). Il a aussi signé plusieurs scénographies, dont celle de l’exposition « Alessandro Mendini, Io sono un drago » pour la Triennale et la Fondation Cartier à Milan (2024).