3Du robot au référencement
Laura Sibony revient sur l’origine du terme “robot” apparu en 1920 dans une pièce de théâtre intitulée R. U. R. du Tchèque Karel Čapek. Elle cite d’autres références de science-fiction pour aborder les notions liées à l’artificiel et au fantastique – Léviathan (1938) de Joseph Roth – ou encore la notion de données avec l'idée des « bibliothèques infinies » d’André Maurois. Puis, elle explique les nuances de sens du mot “intelligence” entre l’anglais et le français. Outre les origines du mot Grok (l’IA de X), elle aborde le référencement en ligne pour mettre en lumière la manière dont a évolué – de façon radicale – notre manière de nous informer avec Google. Nous sommes passés du dictionnaire au référencement, ce qui favorise la découverte par le hasard. Elle souligne aussi la vocation universelle des différents outils de Google.
Laura Sibony est écrivaine, enseignante et conférencière. Son fil rouge ? Relier la littérature, l'art et l'intelligence artificielle. Après des études à HEC, Sciences Po et la Sorbonne, elle plonge dans l'univers technologique par une porte bien connue des étudiants du MOOC Digital Paris : le Lab de Google Arts & Culture. Là-bas, au contact de millions d'œuvres numérisées, elle observe de près comment les algorithmes transforment notre rapport à la création et à la culture. Aujourd'hui, elle transmet cette approche hybride à Sciences Po et HEC Paris. À HEC, elle a notamment imaginé dès 2018 le cours « ARTificial: AI in service of Arts and Culture » et un programme inédit qui met les étudiants au défi de concevoir une galerie d'art avec l'aide de l'IA. Double objectif : bousculer les frontières classiques de l'art et démystifier la machine. Mais pour Laura Sibony, la technologie ne remplace pas l'humain. Fondatrice de l'École de la Parole, elle replace toujours le verbe et le récit au centre du jeu. Dans son dernier livre, FantasIA : Contes et légendes de l'intelligence artificielle (Grasset, 2024), elle choisit d'ailleurs la fiction pour décortiquer les mythes et les biais du monde numérique, à travers des récits courts, nouvelles, et dialogues. Sans juger, sans justifier : elle raconte l'intelligence artificielle, ce que c'est, ce que ça n'est pas, ce que ça change.