3De Montréal à Prague
Décrivant les enjeux de ses projets, Bruno Ribeiro parle de Prologue (2011) qui faisait intervenir de la fumée et dont l’idée était de sortir les images de l’écran. Et où, pour la première fois, il synchronise la lumière avec le son. Pour Cyclique (2013), il intervient dans l’espace urbain avec 256 ballons remplis de LEDs ainsi transformés en écran géant sur lequel se reflétaient des pixels projetés à la surface pour créer « du réalisme magique ». Pour IRM (2014), il s’est intéressé à l’immersion dans l’image, intervenant dans un dôme à 360°, signant sa première expérience de narration spatiale « où l’image était partout ». Enfin, avec Resonant (2015), il a cherché à transformer les voix du public en sculptures lumineuses avec cette idée que rien n’était prévu à l’avance.
Artiste et directeur artistique, Bruno Ribeiro façonne une vision de la création contemporaine où se croisent hybridité et pluralité. À travers des expériences immersives, des projections monumentales, des scénographies et des installations, cette figure reconnue à l’international depuis une quinzaine d’années mêle mise en scène et tension narrative à un large éventail de technologies : mapping, conception lumière, systèmes interactifs, créations en temps réel, intelligence artificielle… Inspiré par le réalisme magique, il insuffle poésie et irrationalité au quotidien, explorant les frictions entre l'humain et la machine, le contrôle et l'accident. Collaborant avec des créateurs, des concepteurs lumière, scénographes et autres chorégraphes internationaux, Bruno Ribeiro conjugue expertises et sensibilités artistiques diverses. A la frontière du tangible et de l'immatériel, ses œuvres sont présentées dans des galeries, centres d'art, festivals mais aussi en salles de concert ou dans des sites patrimoniaux. En 2025, Bruno Ribeiro a fondé Stroboscope, un studio de création à la croisée de l'art et de la technologie.