6Imaginaires extraterrestres
Poursuivant son exploration des projets artistiques initiés par l’Observatoire de l’Espace, Gérard Azoulay explique la diversité des approches mises en œuvre par les artistes. Avec le film Détachement, Stéphane Thidet témoigne de l’apesanteur. Gérard Azoulay cite aussi une œuvre sonore réalisée à partir de sons collectés à l’extérieur d’une station spatiale ainsi qu’une sculpture de Stéphanie Solinas. Puis, en dit plus sur d’autres sculptures, celle de SMITH, Anagogé, réalisée à partir d’images collectées lors d’un vol Zero G et Caillou de Victoire Thierrée : un polyèdre revenu déformé par la variation de pression suite à un vol. Gérard Azoulay conclut avec l’exposition « L’art extraterrestre au XXIe siècle » qui réunissait nombre d’artistes précités.
Astrophysicien de formation, Gérard Azoulay rejoint le Centre national d’études spatiales (Cnes) en 1988 comme responsable des programmes en physique des plasmas. Depuis 2000, il dirige l’Observatoire de l’Espace qui élabore et met en œuvre la politique culturelle du Cnes. À ce titre, Gérard Azoulay est responsable de la rédaction des revues Arts et Espace et Strate(s) et dirige la publication d’ouvrages à la croisée des arts et des sciences. Il a été directeur artistique du festival Sidération et d’événements produits au Cnes pour les Journées européennes du patrimoine et Nuit Blanche Paris. Il contribue régulièrement à des projets avec d’autres institutions, musées, galeries et lieux culturels, notamment comme commissaire d’exposition : L’Espace des métamorphoses (Biennale internationale de céramique contemporaine, Vallauris, 2012), Gravité Zéro (Abattoirs, Musée-Frac Occitanie Toulouse avec Annabelle Ténèze, sa directrice, Toulouse, 2018) ou encore (Zéro) Gravité (avec Muriel Catala, directrice du centre d’art Campredon Art & Image, L’Isle-sur-la-Sorgue, 2023) et Station #1 (Institut national d’histoire de l’art, Paris, 2023). En 2025, il a été le commissaire des expositions La condition extra-terrestre (Centre Wallonie-Bruxelles, Paris) et La vie de l’Espace (Friche la Belle de Mai, Marseille). Gérard Azoulay écrit également régulièrement pour des revues et catalogues.